[20/10/2014] Circuits courts

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[CONSEIL MUNICIPAL DE LYON – 20 OCTOBRE 2014]

#CIRCUITS COURTS ENTRE PRODUCTEURS ET CONSOMMATEURS

@ARTHUR REMY – CONSEILLER MUNICIPAL

 


Monsieur le Maire, chers collègues,

Je tenais au travers de cette délibération attirer notre attention sur la notion de circuits courts entre consommateurs et producteurs. Beaucoup d’entre nous partageons cette même conviction : afin de minimiser les rejets de CO2 dans l’atmosphère, nous devons inciter les rapprochements entre lieux de production et lieux de consommation. Du point de vue de l’alimentation, cette conviction s’est traduite par des politiques de territoire favorisant les AMAP ou le maintient d’une ceinture maraîchère autour de notre agglomération.

Le programme européen URBACT, dont sont issues les subventions que nous allons voté ici, est aussi un bon exemple de cette politique. Je me félicite donc, avec les élus Lyon Citoyenne et Solidaire, que la ville de Lyon participe à ce réseau de 9 villes européennes. Je souligne que ce programme, promouvant une alimentation durable, prend en compte l’ensemble de la filière de circuits cours : de la production à la consommation.

Néanmoins, à l’heure où la question de la limitation des ressources dans le temps et des impacts des activités humaines sur la planète est une question urgente, je me pose la question de l’efficacité de ces politiques.

Autrement dit : face à ce défi d’ampleur écologique, les seuls moyens financiers proposés ici, valorisant des initiatives certes intéressantes, sont-ils suffisants ? Pour ma part, je ne crois pas que nous pouvons nous limiter de ces politiques au coup par coup.

Pour les élus Lyon Citoyenne et Solidaire, notre réponse est beaucoup plus globale. L’enjeu est important, puisqu’il s’agit de rechercher un lien de solidarité entre une campagne ressource et les territoires urbains.

Cet enjeu interroge notre projet de territoire métropolitain : quelles ressources pour les territoires urbains ?

Doit-on considérer que la métropole n’est qu’un cœur urbain compétitif d’échelon européen ?

Ou doit-on considérer une métropole comme un territoire d’équilibre, un bassin de vie ?

Si les élus Lyon Citoyenne et Solidaire souhaite une politique de développement territorial promouvant une mise en réseau des lieux de productions ruraux et des lieux de consommations urbains, voici comment celle-ci pourrait se décliner :

  • d’une part, le soutien à la mise en œuvre d’une agriculture raisonnée à l’échelle du bassin de production métropolitain. A Lyon, des ressources agricoles de qualité existent en dehors des limites de la future métropole. Les territoires du PNR Pilat, ou du PNR des Dombes en création, ou des Monts du Lyonnais sont autant de lieux de campagne ressource. Nous pourrions imaginer une coopération avec ces territoires. Une structure est déjà existante : la Région Urbaine de Lyon (la RUL). Et c’est bien à cette échelle là au moins qu’il faut considérer la création de circuits courts.
  • et d’autre part, la création de lieux de consommation à coûts maîtrisés.

Des exemples mettant en valeur des producteurs locaux existent, comme la Super Halle d’Oullins. Et c’est avec cette même ambition que les élus du 1er arrondissement souhaite la ré-ouverture de la Halle de la Martinière.

Je vous remercie de votre attention.

N° 21273 : versement de 12 000 euros de subventions de soutien à plusieurs initiatives favorisant l’accès à une alimentation durable et de qualité en zone urbaine, et identifiée dans le cadre du programme européen URBACT. Approbation de convention.

 

 

 

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