[29/10/2014] Pollution atmosphérique : quid de la gratuité des transports en commun ?

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[COMMUNIQUE]

//POLLUTION ATMOSPHERIQUE : QUID DE LA GRATUITE DES TRANSPORTS EN COMMUN?

#29 OCTOBRE 2014


L’agglomération lyonnaise souffre de nouveau d’un important pic de pollution, comme nous l’indique le site de l’observatoire Air Rhône Alpes – http://www.air-rhonealpes.fr. Ce pic est classé, depuis le 28 octobre, au niveau d’information, niveau pour lequel des recommandations sanitaires et comportementales sont préconisées. Pour autant et malgré cette alerte, la question de la gratuité des transports en commun n’apparait pas aujourd’hui dans le paysage médiatico-politique. Pourtant testée durant la campagne des municipales, cette solution n’a fait l’objet d’aucun bilan public tant en terme d’efficacité, que de coût pour la collectivité.

Ne pourrions-nous pas envisager de systématiser ce libre accès aux réseaux de transports en commun dès lors qu’un certain niveau de pollution est atteint. Cette expérimentation pourrait être menée à bien durant  une année, afin de permettre aux scientifiques de tirer des leçons de cette expérience et aux Syndicats de gestion des transports, de véritablement mesurer sur la fréquentation les effets du dispositif  ? De plus, elle pourrait être accompagnée par la mise en place d’un observatoire composé de responsables politiques locaux, d’experts de la santé et d’usagers afin d’analyser les bénéfices de cette mesure.

 

C’est en expérimentant cette gratuité dans la durée que pourra être produit un véritable rapport coûts / bénéfices, prenant également en considération l’état de santé de la population. Rappelons que les particules sont à l’origine d’asthme, allergies, maladies respiratoires ou cardiovasculaires, et que certaines d’entre elles ont été classées «cancérogènes» par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Chaque jour, ce sont 115 personnes qui meurent de manière prématurée à cause des particules fines émises par le diesel, soit 42 000 décès par an. Les particules fines sont responsables de 6 % des décès par cancer du poumon.

 

Il est donc temps d’expérimenter et d’analyser afin de décider.

Renaud Payre

Président du GRAM

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