[19/02/2016] Fusion des arrondissements

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[COMMUNIQUE]

//ARRONDISSEMENTS : LE VRAI CHANTIER À ENGAGER À LYON? UN CHANTIER DÉMOCRATIQUE!

#19 FEVRIER 2016


Suite à l’annonce du regroupement à venir des 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements parisiens, les medias nous interrogent sur l’opportunité d’une telle action à Lyon. Il ne faut pas éluder le sujet et sans doute est-il logique de se reposer la question du sens des limites administratives actuelles au sein de notre ville.

Cependant, la question ne saurait en rester au seul découpage : nous devons revoir le cadre institutionnel et politique qui permet de développer la qualité de vie dans notre ville et d’assurer une véritable représentation démocratique des habitantes et habitants. Cette réflexion est devenue indispensable avec la création de la nouvelle collectivité territoriale de plein exercice qu’est, depuis le 1er janvier 2015, la Métropole de Lyon.

En effet, il ne s’agit pas de vouloir copier Paris pour bien faire. Et surtout il ne suffit pas de ne copier qu’une partie de l’action menée par la municipalité parisienne. Car, à Paris, le regroupement de quatre arrondissements s’entend dans la continuité d’une pensée et d’une action menées depuis le début du mandat de B. Delanoë. Depuis 2001 en effet, Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo n’ont cessé d’appliquer la loi PML instaurée en 1982 et de confier aux arrondissements un réel pouvoir d’agir sans pour autant nuire à l’unité parisienne. Ainsi, à l’heure où se crée le Grand Paris, les arrondissements sont prêts à évoluer et surtout la question de la démocratie continue à se penser dans la proximité et le respect des territoires comme des électeurs et électrices parisiens.

A Lyon, nous avons pris du retard car la métropole a été créée de manière descendante et brutale, sans association des Lyonnaises ni des Lyonnais, ni des élu-e-s de proximité que sont les élu-e-s d’arrondissement. Le GRAM est animé par cette préoccupation depuis 2012 et c’est pour porter le débat publiquement et démocratiquement que nous nous sommes engagés dans la campagne des municipales de 2014. De même et dans cette continuité, j’ai porté cette préoccupation avec André Gachet et Arthur Remy tout au long de l’année 2015 en conseil municipal de Lyon comme en conseil métropolitain, et notamment à l’occasion du débat sur le pacte de cohérence métropolitain.

J’estime que nous raterions encore une fois le coche si nous pensions uniquement au nouveau découpage administratif et électoral de notre ville. Un bout du 1er avec le 4ème ou avec le 2ème ? Un morceau du 4ème avec le 9ème ? Une partie du 9ème avec le 5ème ? Pourquoi le 6ème tout seul ?… On le voit, les interrogations pourraient être nombreuses et peu porteuses de sens prises dans ce contexte étroit, et l’on pourrait facilement tomber dans un redécoupage électoraliste « à la Pasqua ».

Le vrai chantier à engager est celui de la démocratie au sein de notre ville et de notre métropole. Comment et où doivent s’exercer et s’articuler le pouvoir et les compétences de la métropole, de la ville et des territoires de proximité ? Comment assurer une réelle représentation démocratique de nos concitoyennes et concitoyens ? Quels sont les territoires dans notre ville qui font sens aujourd’hui pour les Lyonnaises et les Lyonnais ?

Bref, quels sont les territoires vécus dans la ville, quelles assises démocratiques et compétences politiques leur donne-t-on ? Tout ceci en lien avec notre nouvelle métropole.

Nathalie Perrin-Gilbert

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