Conseil Métropolitain – [18/09/2017] Vie associative

[CONSEIL METROPOLITAIN DU GRAND LYON – 18 SEPTEMBRE 2017]

#POLITIQUE METROPOLITAINE POUR LA VIE ASSOCIATIVE

@CORINNE IEHL – CONSEILLERE METROPOLITAINE


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Monsieur le président, chers collègues,

Nous examinons ce jour ce projet de politique métropolitaine pour la vie associative. C’est une bonne chose étant donné la situation précaire où se trouvent les associations aujourd’hui et le manque de lisibilité de la politique métropolitaine en la matière.Ce schéma va dans le bon sens avec la volonté de mieux structurer l’accompagnement et la formation en direction des associations. Des points d’appui pour l’accompagnement des associations existent et bien sûr, c’est une bonne chose que de renforcer leurs missions. Mais dans l’ensemble, néanmoins, cette politique manque d’audace et de clarté. La circulaire Valls est plus volontariste. Les critères d’attribution des aides, par exemple restent très flous. Et le coup de rabot de -6%, opéré sans discernement sur les aides aux associations ne constitue pas une politique.

C’est particulièrement vrai dans le secteur social. Ce secteur est devenu central pour la métropole avec des enjeux énormes en termes d’équité entre les populations et les territoires, et de risques de paupérisation massive.  « Marier l’humain et l’urbain » et conjuguer « attractivité et proximité » met en lumière des exigences de première importance. La question mérite d’être posée de la « sanctuarisation » des aides au social, à la politique de la ville et même au secteur culturel pour les petites structures qui vont souffrir de baisses cumulées de 6% chaque année et de la suppression des emplois aidés décidée par le gouvernement. Pour de nombreuses associations, de leurs usagers et donc de territoires, la situation est dramatique. Et c’est la question de lien social qui est en péril.

Ce schéma est timide parce qu’il n’envisage pas de soutenir l’innovation et l’expérimentation, notamment les jeunes associations qui souvent innovent parce qu’elles répondent à un besoin émergent. Ce sont de très petites structures qui nécessitent un premier emploi pour développer leur projet. Notre métropole devrait les soutenir particulièrement lorsque le projet est évalué positivement au regard de son utilité sociale.

De même, l’engagement bénévole devrait être mieux valorisé, d’une part par la validation d’acquis d’expérience, surtout pour les jeunes. Mais d’autre part, avec une sorte de contrepartie sous la forme, par exemple, de billets pour des spectacles, d’un abonnement à la bibliothèque ou à un club de sport.

Un meilleur usage des fonds structurels et des programmes européens devrait être encouragé. Pour cela les points d’appui devraient être mis en place pour faciliter l’accès à la compréhension des dispositifs complexes, favoriser la mutualisation, et ainsi donner des outils et perspectives pour permettre aux petites associations de se constituer en groupements pour répondre à des appels à projet et bénéficier d’un accompagnement dédié.

En conclusion, nous pensons que ce schéma mérite d’évoluer et nous espérons que le projet d’observatoire permettra de mieux prendre en compte l’importance du tissu associatif dans notre métropole, y compris en termes d’emplois.

Délibération 2017 -2182 : Soutien à la vie associative – attribution de subventions aux associations d’envergure locale

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